Inflation aux USA : Les chiffres du CPI d’aujourd’hui

Données CPI USA : Résultats de l'inflation et impact sur les marchés

L’indice des prix à la consommation (CPI) vient de paraître : quelles conséquences pour les marchés ?

L’indice des prix à la consommation (Consumer Price Index, CPI), indicateur clé utilisé pour estimer l’inflation aux États-Unis, vient d’être publié. Le sort des marchés financiers dépend largement de l’évolution de l’inflation américaine, et donc des données du CPI. Dans cet article, nous allons expliquer ce qu’est le CPI, pourquoi il est important, et analyser les derniers chiffres disponibles.

Qu’est-ce que le CPI ?

Le CPI, ou indice des prix à la consommation, est un indicateur économique fondamental qui mesure l’évolution des prix des biens et services courants achetés par les consommateurs. En d’autres termes, il nous indique combien coûte la vie aujourd’hui par rapport au passé.

Son calcul repose sur la collecte de données de prix d’un “panier” représentatif de produits et services, comme l’alimentation, l’habillement, le logement, les transports, l’éducation, la santé, etc. Le Bureau of Labor Statistics (BLS) américain relève ces prix chaque mois dans 75 zones urbaines, puis les compare à ceux du mois précédent.

Pourquoi est-ce important ?

Le CPI est l’outil de référence pour mesurer l’inflation, c’est-à-dire la hausse générale du coût de la vie. Si le CPI augmente, cela signifie que les prix montent et que, globalement, les consommateurs doivent dépenser plus pour maintenir leur niveau de vie.

Bitcoin et la CPI : quel est le lien ?

Lorsque, lors du dernier FOMC, la Fed a annoncé une baisse des taux de 25 points de base, le prix du Bitcoin n’a pas réagi de manière très marquée, car la décision était largement anticipée : le président Jerome Powell, dès son discours à Jackson Hole, avait laissé entendre que la Réserve fédérale, dans ses évaluations de politique monétaire, donnerait la priorité à la maîtrise du taux de chômage plutôt qu’au maintien de la stabilité des prix.

Dans ce contexte, l’Indice des Prix à la Consommation (CPI) perd légèrement de sa pertinence par rapport à d’autres indicateurs, principalement les Non-Farm Payrolls et le taux de chômage. Néanmoins, il reste un outil fondamental pour comprendre l’évolution de l’inflation et tenter de prévoir le comportement de la banque centrale américaine : un CPI stable ou en baisse augmenterait considérablement la probabilité d’une baisse des taux lors du prochain FOMC – vous trouverez toutes les dates pour 2026 dans notre article sur le calendrier des réunions de la Fed.

La dernière fois que cela s’est produit

Le précédent CPI d’octobre s’était révélé inférieur aux prévisions mais supérieur au CPI de septembre : ce chiffre n’avait pas modifié les choix de la Fed qui, comme nous l’avons déjà expliqué, se concentre depuis fin août davantage sur l’évolution du chômage.

Une curiosité : ce CPI est « différent » de d’habitude car il intervient dans un contexte post-shutdown. Pour ceux qui l’ignorent, le shutdown gouvernemental survient lorsque le Congrès n’approuve pas le budget fédéral, c’est-à-dire la gestion des dépenses publiques. Dans cette situation, toutes les dépenses non essentielles sont automatiquement gelées jusqu’à ce qu’un accord budgétaire satisfaisant aux Républicains et aux Démocrates soit trouvé.

Même le Bureau of Labor Statistics, l’organisme responsable de la publication des données sur l’emploi et l’inflation, relève de la catégorie « non essentielle ». Pour cette raison, en novembre, aucune mise à jour n’a été publiée sur l’état de l’inflation aux États-Unis : les relevés de décembre prennent donc octobre comme point de comparaison – qui reflète la situation de septembre – et non le mois qui vient de s’écouler.

Alors, qu’a donné le CPI d’aujourd’hui ?

CPI de décembre 2025 : Analyse des données

Le 18 décembre 2025, le BLS a publié un rapport sur l’évolution des prix pour les consommateurs américains. Selon le rapport, le CPI mensuel (MoM) a augmenté de 0,2 % par rapport au mois précédent, tout comme le CPI annuel (YoY), en hausse de 2,7 %. Cette donnée est assez positive, car l’inflation annuelle baisse et se rapproche de plus en plus de l’objectif fixé par la FED, soit 2 %.

Que signifient ces chiffres ?

Le fait que le CPI ait augmenté de 0,2 % d’un mois sur l’autre et de 2,7 % d’une année sur l’autre signifie que l’inflation s’est révélée moins agressive que prévu : les deux relevés sont inférieurs aux attentes. Les analystes prévoyaient en effet une augmentation de 0,3 % mensuelle et de 3,1 % annuelle.

Que décidera la Fed concernant les taux d’intérêt lors du FOMC des 27 et 28 janvier 2026 ? Sur le FedWatch Tool, l’outil de référence pour ce type de prévisions, les probabilités d’une baisse de 25 points de base sont déjà plus élevées que la veille de la publication du CPI.

Données historiques du CPI YoY en 2025

Voici comment le CPI a évolué en 2025 :

  • Décembre 2025 : 2,7 % (prévu 3,1 %)
  • Octobre 2025 : 3 % (prévu 3,1 %)
  • Septembre 2025 : 2,9 % (prévu 2,9 %)
  • Août 2025 : 2,7 % (prévu 2,7 %)
  • Juillet 2025 : 2,7 % (prévu 2,7 %)
  • Juin 2025 : 2,4 % (prévu 2,5 %)
  • Mai 2025 : 2,3 % (prévu 2,4 %)
  • Avril 2025 : 2,4 % (prévu 2,5 %)
  • Mars 2025 : 2,8 % (prévu 2,9 %)
  • Février 2025 : 3 % (prévu 2,9 %)
  • Janvier 2025 : 2,9 % (prévu 2,9 %)

Taux BCE : conséquences de la baisse sur les marchés et l’économie

La BCE réduit les taux pour la première fois depuis 2019

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé une baisse des taux d’intérêt jeudi 6 juin, abaissant le taux de dépôt de 4 % à 3,75 %, le taux de référence de 4,50 % à 4,25 % et le taux de prêt marginal de 4,75 % à 4,50 %. Cela ne s’était pas produit depuis 2019.

Cette décision a été prise malgré une révision à la hausse des prévisions d’inflation, indiquant une réduction des taux lente et irrégulière.

Décisions futures sur les taux d’intérêt

Christine Lagarde, présidente de la BCE, a souligné que les futures décisions sur les taux seront prises “réunion après réunion” et a averti que le chemin sera difficile. Elle a ajouté : “La baisse des taux d’aujourd’hui reflète la confiance que nous avons dans la trajectoire de croissance, mais pour poursuivre ce processus, nous devons attendre que les analyses confirment que nous sommes en reprise économique.”

Malgré la baisse des taux, la BCE n’a donné aucune indication précise sur les prochaines mesures, soulignant que les pressions inflationnistes restent élevées. Les prévisions mises à jour montrent une inflation moyenne de 2,5 % pour 2024, de 2,2 % pour 2025 et de 1,9 % pour 2026.

Impact sur le marché du travail et sur l’économie

La BCE a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour 2024, désormais estimées à 0,9 % contre 0,6 % prévu en mars. Cependant, les perspectives pour 2025 ont été légèrement réduites à 1,4 %, tandis que celles pour 2026 restent inchangées à 1,6 %. Ce scénario indique une croissance économique modérée dans les années à venir, avec une inflation qui devrait rester au-dessus de l’objectif de 2 % jusqu’en 2025.

Lagarde a indiqué que la croissance des salaires, bien qu’encore élevée, devrait ralentir au cours de l’année, contribuant à réduire les pressions inflationnistes. Cependant, la réduction des taux sera probablement lente, avec une inflation restant au-dessus de l’objectif de la BCE pendant une grande partie de 2025. Cela implique que la BCE continuera à surveiller de près divers indicateurs économiques pour déterminer sa politique monétaire future.

Conséquences de la baisse des taux de la BCE

La baisse des taux d’intérêt par la BCE aura plusieurs conséquences :

  • Réduction du coût du crédit : les ménages et les entreprises bénéficieront de taux d’intérêt plus bas sur les prêts, favorisant ainsi l’accès au crédit et stimulant la consommation et les investissements.
  • Impact sur les épargnants : des taux d’intérêt plus bas peuvent pénaliser les épargnants, réduisant les rendements sur les dépôts bancaires et les obligations d’État.
  • Stimulus à la croissance économique : un coût de l’argent inférieur devrait encourager les dépenses et les investissements, soutenant la croissance économique. Cependant, l’efficacité de cette mesure dépendra également des conditions économiques mondiales et de l’évolution de la demande intérieure.
  • Inflation et salaires : la réduction des taux pourrait influencer l’inflation et la dynamique des salaires. Bien que Lagarde ait signalé que la croissance des salaires ralentira, l’inflation pourrait rester élevée à court terme, compliquant davantage les futures décisions de la BCE.

Réactions des marchés

Les marchés financiers avaient anticipé la baisse des taux, intégrant une réduction de 25 points de base. Après l’annonce de la baisse des taux, les rendements des obligations d’État de la zone euro ont augmenté de manière significative. En particulier, le rendement des obligations d’État allemandes à 10 ans a augmenté de près de 8 points de base à 2,573 %, tandis que le rendement des obligations à 2 ans a augmenté de juste moins de 6 points de base à 3,033 %. Les rendements des obligations d’État italiennes et espagnoles à 10 ans ont également augmenté respectivement de 9 et 7 points de base, atteignant 3,893 % et 3,299 %.

Comparaison internationale

La BCE, bien qu’ayant commencé à augmenter les taux plus tard que d’autres banques centrales, est maintenant en position de leadership avec la baisse de juin. La Réserve fédérale américaine, par exemple, est encore aux prises avec un taux d’inflation plus élevé. D’autres pays comme le Canada, la Suède et la Suisse ont déjà commencé à réduire les taux d’intérêt dans le cycle actuel.

Conclusions

La BCE a clairement indiqué que les prochaines mesures dépendront des données économiques et qu’il n’existe pas de chemin prédéterminé pour de nouvelles baisses de taux. Avec une inflation encore au-dessus de l’objectif et une croissance économique modérée, l’avenir de la politique monétaire européenne reste incertain, nécessitant une attention constante et une évaluation minutieuse de toutes les variables en jeu.

Réserve fédérale des États-Unis : prévisions des taux d’intérêt pour la réunion de juin 2024

Réserve fédérale des États-Unis

Quelle est la position de la Réserve fédérale des États-Unis sur la baisse des taux d’intérêt ? Voici les prévisions des analystes.

La Réserve fédérale des États-Unis (FED) est la banque centrale des États-Unis et joue un rôle crucial dans le système financier mondial. Chaque décision qu’elle prend, notamment concernant les taux d’intérêt, est attentivement surveillée par les économistes, les analystes et les investisseurs du monde entier.

Mais que peut-on attendre de la prochaine réunion de la Réserve fédérale, prévue pour les 11-12 juin 2024 ? Les analystes prévoient que la FED maintiendra les taux d’intérêt inchangés, mais des signes pourraient anticiper des baisses futures d’ici la fin de l’année.

Qu’est-ce que la Réserve fédérale des États-Unis et pourquoi est-elle importante ?

La FED est l’institution qui sert de banque centrale aux États-Unis. Son rôle est de stabiliser l’économie par la gestion de la monnaie et des taux d’intérêt. Parmi ses fonctions principales figurent le contrôle de l’inflation, la régulation du système bancaire et la promotion de la stabilité économique. Les taux d’intérêt fixés par la Réserve fédérale des États-Unis influencent le coût de l’argent, c’est-à-dire combien il coûte d’emprunter ou combien on gagne en épargnant.

La situation actuelle des taux d’intérêt

Les taux d’intérêt de la Réserve fédérale sont stables dans une fourchette comprise entre 5,25 % et 5,5 % depuis juillet 2023. Après un an de stabilité, la FED a décidé de ne pas augmenter davantage les taux, malgré des signaux contrastés sur l’inflation. Selon le gouverneur de la Réserve fédérale des États-Unis, Christopher Waller, certains rapports sur l’inflation au début de 2024 ont temporairement refroidi les attentes d’une baisse des taux, mais les données récentes de l’indice des prix à la consommation (CPI) suggèrent que l’inflation ne s’accélère pas.

Les prévisions des analystes pour la réunion de juin

Selon le CME’s FedWatch Tool, la probabilité d’une baisse des taux lors de la réunion de juin n’est que de 0,1 %. Le site de prévisions Kalshi indique également une probabilité de 99 % que les taux restent inchangés. Cependant, les analystes prévoient que la Réserve fédérale des États-Unis pourrait signaler de possibles baisses des taux plus tard en 2024. Lors de la réunion, la “Summary of Economic Projections” sera mise à jour, où les décideurs monétaires exposeront leurs prévisions pour la fin de l’année.

Impacts sur la vie quotidienne

Les décisions de la FED concernant les taux d’intérêt ont un impact direct sur la vie quotidienne des gens. Des taux d’intérêt plus élevés signifient des prêts plus coûteux pour les maisons, les voitures et les entreprises, et des rendements plus élevés pour les épargnants. En revanche, des taux plus bas rendent les prêts moins chers mais réduisent les gains sur les économies. Par exemple, les taux des prêts hypothécaires à 30 ans ont atteint un sommet annuel de 7,79 % en 2023, puis sont descendus à 7,03 % fin mai 2024.

Quand pourrait avoir lieu une baisse des taux ?

Selon les marchés obligataires, la première baisse des taux pourrait avoir lieu en septembre 2024, avec une probabilité de 50 %. Une deuxième baisse pourrait suivre en décembre. Cependant, ces prévisions sont sujettes à des changements rapides en réponse aux données économiques. Par exemple, il y a encore une probabilité de 15 % qu’il n’y ait pas de baisses en 2024.

La réunion de la Réserve fédérale des États-Unis en juin est très attendue, mais il est peu probable qu’elle apporte des changements immédiats aux taux d’intérêt. Tous les regards sont tournés vers les prévisions économiques mises à jour et les déclarations du président de la FED, Jerome Powell. La possibilité de baisses des taux au cours de l’année 2024 dépendra de la force du marché du travail et des progrès dans le contrôle de l’inflation.

Les décisions de la Réserve fédérale des États-Unis continueront d’avoir un impact significatif sur l’économie mondiale et sur la vie quotidienne de millions de personnes. Suivre ces décisions nous aide à mieux comprendre les dynamiques économiques et à prendre des décisions financières plus éclairées.