Les fan tokens expliqués : qu’est-ce qu’ils sont et à quoi servent-ils ?

Fan tokens : que sont-ils et comment fonctionnent-ils ?

Les fan tokens sont des cryptos créées pour rapprocher les équipes sportives ou les artistes de leurs supporters en leur offrant des avantages exclusifs.

Ces dernières années, les fan tokens ont catapulté beaucoup de nouveaux utilisateurs dans le monde des cryptos, en particulier les fans d’équipes sportives ou de groupes de musique. Pour l’instant, ils sont principalement utilisés dans les domaines du sport et de la musique, mais ils peuvent potentiellement être exploités par toute réalité qui implique une interaction entre une marque et une fanbase. Les fan tokens non sportifs sont aussi souvent appelés “social tokens“. Dans cet article, pour expliquer ce qu’ils sont, comment ils fonctionnent et à quoi ils servent, nous allons utiliser l’exemple des fan tokens les plus populaires, à savoir les football tokens sur Socios.

Que sont les fan tokens et comment fonctionnent-ils ?

Les fan tokens sont un type de crypto, donc essentiellement des monnaies numériques et cryptographiques construites sur une blockchain. Ils permettent à leur détenteur d’accéder à une série d’avantages ou d’expériences liés à l’équipe sportive qui les émet. Le mécanisme de fonctionnement des fan tokens est simple : un supporter les achète et l’équipe lui accorde des récompenses telles que des produits dérivés, des billets de match, des expériences avec les joueurs et la possibilité de voter sur certaines décisions de l’équipe. Les fan tokens ont été créés précisément dans le but d’améliorer et de dynamiser la relation entre les supporters et leurs équipes favorites.

Est-ce qu’il y a donc un rapport avec les cryptos comme le Bitcoin ? D’un point de vue technique, les fan tokens sont créés sur des blockchains existantes et utilisent des normes développées par des tiers. Par exemple, s’ils sont basés sur Ethereum, la norme de référence est l‘ERC20. Le Bitcoin, en revanche, fonctionne sur sa propre blockchain native. C’est précisément la raison pour laquelle il s’agit de “tokens” et non de “coins” comme dans le cas du Bitcoin. Cependant, les fan tokens partagent avec le Bitcoin la caractéristique de la fongibilité. En d’autres termes, ils ne sont pas uniques l’un par rapport à l’autre, mais sont interchangeables (pour ainsi dire “l’un est aussi bon que l’autre”). La fongibilité les différencie à son tour des NFT, qui sont par acronyme des “non-fongible tokens”. Les fan tokens ne sont donc pas utilisés pour la collection.

Les fan tokens sont-ils des utility tokens ?

Les tokens du secteur de la crypto sont généralement classés en utility tokens et security tokens. Les utility tokens ont une utilité spécifique au sein de l’écosystème qui les a émis. Par exemple, UNI est l’utility token du DEX d’Uniswap, qui est utilisé pour participer à la gouvernance du projet. Les security tokens promettent un bénéfice futur à leur détenteur. Mais dans quelle catégorie se situent les fan tokens ?

Selon l’équipe de Chiliz, qui a effectivement lancé les premiers tokens de ce type sur la plateforme Socios, il ne s’agit ni d’utility tokens ni de security tokens. Les fan tokens constituent un “troisième” type de token, nouveau et doté de caractéristiques spécifiques, qui est né de la nécessité d’unir les supporters et les équipes grâce aux outils Web3.

Où peut-on en acheter ?

Les fan tokens peuvent être achetés auprès des plateformes qui les émettent, comme Socios sur la blockchain de Chiliz. Pour te procurer des fan tokens sur Socios, tu dois t’inscrire et acheter des $CHZ. En échange de cette crypto, tu peux obtenir les fan tokens de ton équipe. Les fan tokens s‘achètent comme n’importe quelle autre cryptos. Une fois l’achat effectué, tu trouveras les fan tokens directement dans ton wallet. Dans certains cas, les fan tokens sont cotés sur des exchanges

Que peux-tu faire avec les fan tokens ?

Les fan tokens ont été créés pour accroître la participation des supporters aux événements de leur équipe. Grâce à eux, les clubs de football peuvent offrir une participation directe, rendant la relation avec les fans réciproque.

Pourquoi ce besoin de rapprocher les fans ? Comme le dit Alexandre Dreyfus, PDG de Chiliz et Socios, 99,9 % des supporters ne vont même pas au stade. Les équipes ont donc besoin de canaux pour interagir avec l’ensemble des supporters, pas seulement avec ceux qui peuvent se rendre physiquement aux matchs.

A quoi servent les fan tokens ? Examinons quelques exemples. Les détenteurs peuvent choisir de décorer le vestiaire de l’équipe avec des phrases de motivation ou la devise figurant sur le brassard du capitaine (comme dans le cas du F.C. Barcelone). Ou décider de la chanson avec laquelle célébrer les anniversaires ou le graphisme des uniformes (dans le cas de l’Inter). Les supporters de Naples votent aujourd’hui sur le nouveau nom du terrain d’entraînement de l’équipe.

Les fan tokens sont principalement achetés par les fans. En revanche, comme toutes les autres cryptos, ils peuvent être utilisés par les traders pour des transactions d’achat et de vente. Le marché des fan tokens s’est avéré être très lié aux performances des matchs, comme l’a montré le cas de la Coupe du monde 2022 et des fan tokens des équipes nationales.

Maintenant que nous savons ce que sont les fan tokens, comment ils fonctionnent et à quoi ils servent. On peut se demander quelle est leur véritable valeur dans le mode des cryptos, ainsi que dans le paysage sportif. Leur pertinence dépend de l’importance accordée aux fan tokens. Si une équipe considère que ses supporters sont uniquement des personnes qui vont aux matchs, les fan tokens ne semblent pas si intéressants. Si, au contraire, les supporters sont la force vive de tout le club de football, les fan tokens sont un outil permettant de nouer des relations et de partager l’enthousiasme sportif.

Qu’est ce qu’Open Network, la blockchain de TON coin et Telegram

Qu’est ce qu’Open Network, la blockchain de TON coin et Telegram

Qu’est-ce qu’Open Network ? Découvre la crypto Toncoin choisie par Telegram pour ses projets Web3 !

Parmi les réseaux sociaux qui cherchent à intégrer la blockchain figure Telegram ! Le service de messagerie a commencé à développer son réseau décentralisé en 2019. Cependant, en raison de problèmes juridiques, il a décidé d’interrompre le projet. Open Network est ainsi passé entre les mains de développeurs qui ont construit une blockchain Proof-of-Stake aspirant à devenir une référence pour les dapps. L’équipe de Telegram est restée attachée à l’Open Network, au point d’intégrer la crypto Toncoin dans l’app. Découvre ce qu’est Open Network et à quoi sert Toncoin, la crypto de prédilection de Telegram !

Qu’est-ce qu’Open Network ?

The Open Network est une blockchain Proof-of-Stake de Layer 1 fondée en 2019, également connue sous l’acronyme TON. Bien que l’idée initiale du projet ait été développée par l’équipe de Telegram, l’application de messagerie l’a mis de côté en 2020. Le développement de TON a en effet été bloqué par la Securities and Exchange Commissions américaine. Aujourd’hui, The Open Network est une blockchain gérée par la communauté qui renaît grâce aux efforts de ses développeurs, via la Fondation TON.

Poursuite de la SEC contre Telegram au sujet de l’ICO de la crypto Gram

En 2019, l’équipe de Telegram, dirigée par les frères Pavel et Nikolai Durov, a commencé à explorer des solutions blockchain pour l’app de messagerie. Cette même année, le premier testnet de The Open Network a été lancé avec une ICO pour la crypto du réseau, qui s’appelait alors Gram. À cette occasion, la SEC a ouvert une enquête pour vérifier que Telegram n’avait pas vendu la crypto Gram sans autorisation comme s’il s’agissait d’une security. Après plusieurs batailles juridiques, appliquant le test de Howey, la SEC a décidé que les acheteurs la crypto s’attendaient raisonnablement à tirer des bénéfices des efforts entrepreneuriaux de la société et que Gram était donc une vente de securities non autorisée. Le procès a mis fin à sa distribution, et Telegram a été condamné à payer une amende de 18,5 millions de dollars à la SEC et restituer 1,2 milliard de dollars aux participants de l’ICO.

A ce stade, nous sommes en 2020, Telegram décide d’abandonner le projet. Dans un billet, Pavel Durov exprime son mécontentement à l’égard de ce résultat. Il souligne avec sarcasme que les États-Unis ont le pouvoir de décider non seulement si un token peut être distribuée dans son État d’origine, mais aussi dans le monde entier : “de manière peut-être encore plus paradoxale, le tribunal américain a déclaré que les Grams ne pouvaient pas être distribués non seulement aux États-Unis, mais dans le monde entier. Pourquoi ? Car, selon le tribunal, un citoyen américain pouvait trouver un moyen d’accéder à la plateforme TON après son lancement. Par conséquent, afin d’éviter que cela ne se produise, la crypto Gram ne devrait être distribuée nulle part, même si tous les autres pays de la planète semblent être parfaitement d’accord avec TON”.

The Open Network : la blockchain renaît grâce à la communauté

Le projet a été repris par les développeurs eux-mêmes. À partir du noyau initial de TON, deux projets parallèles ont vu le jour, dont l’un a conservé le chemin de Telegram via la Fondation TON : “une communauté décentralisée lancée par Anatoliy Makosov et Kirill Emelyanenko après le retrait de Telegram”.

Le deuxième projet né des cendres de l’expérience crypto de Telegram est FreeTON, qui s’appelle désormais Everscale, une autre blockchain Proof-of-Stake de layer 1. Everscale fonctionne principalement sur l’évolutivité, avec plus de 200 chaînes secondaires et parallèles traitant les transactions ensemble.

La restauration de la blockchain The Open Network a commencé en janvier 2021 et après dix mois, la blockchain a été ramenée à la vie avec l’infrastructure et les outils de base. En novembre 2021, Open Network a été inauguré et courant 2022 les efforts des développeurs se sont concentrés sur la fourniture de la technologie et de la sécurité appropriées. La plupart des actifs et services du réseau ont été créés cette année : tokens, tokens non fongibles, staking, noms de domaine, marketplaces, wallets multifonctionnels, DEX et autres services financiers décentralisés. TON dispose également de deux bridges, l’un sur Ethereum et l’autre sur la Binance Smart Chain. La crypto native du réseau ne s’appelle plus Gram mais Toncoin (TON) et est utilisée pour payer les frais d’exécution des smart contracts, pour utiliser les dapps, pour participer à la gouvernance, pour être mis en staking et contribuer au mécanisme de consensus. À ce jour, The Open Network est opérationnel avec 200 validateurs et compte 1,4 million de comptes. 

Toncoin (TON) est devenue la crypto de Telegram

Bien que Telegram ne soit plus activement impliqué dans The Open Network, TON reste toujours lié à l’app. Elle est devenue la crypto l’app de messagerie : grâce au Wallet Bot développé par les développeurs de Telegram et lancé en avril 2022, il est possible d’acheter des TON et d’envoyer des cryptos aux utilisateurs par chat et sans frais. Avec Wallet Bot, il est également possible d’acheter des cryptos avec une carte de crédit et d’effectuer des transactions en peer-to-peer.

Open Network est également utilisé par Telegram pour son “service de nom de domaine TON“. Via la plateforme Fragment, les utilisateurs peuvent acheter des noms crypto TON pour Telegram sous la forme de tokens non fongibles, des noms qui sont en fait des domaines NFT. La vente la plus importante a été celle du nom Telegram @news, qui a été acheté le 18 novembre pour 994 000 TON (près de 2 millions de dollars). Il était suivi par @auto pour 900 000 TON et @bank pour 850 000 TON.

Comme tout domaine NFT, un nom Telegram accorde la propriété exclusive d’un nom d’utilisateur et d’une identité numérique.

Nike dotSWOOSH et autres nouvelles de NFT sur Polygon

Nike NFTs sur Polygon avec la nouvelle plateforme dotSWOOSH

Les projets NFT de Nike passent d’Ethereum à Polygon, et voici dotSWOOSH une plateforme pour acheter et créer des wearables pour les avatars dans les jeux vidéo et le metaverse

Après Starbucks, Disney et Adidas, Nike rejoint également les marques qui s’appuient sur la blockchain de Polygon ! Nike poursuit son exploration du monde des NFT avec dotSWOOSH, une plateforme Web3 qui accueillera toutes les collections de Nike et des utilisateurs créatifs de sa communauté. Les fondateurs de Polygon crient à l’adoption ! Découvre Nike dotSWOOSH et les dernières news NFT de Polygon.

Nike choisit Polygon pour ses prochains projets NFT

Nike a lancé dotSWOOSH (ou “.SWOOSH”), sa nouvelle plateforme pour les tokens non fongibles. dotSWOOSH sera disponible en version bêta à partir du 18 novembre pour être testée par des utilisateurs sélectionnés dans des zones stratégiques des États-Unis et de l’Europe. La plateforme a été conçue comme le foyer de toutes les collections de NFT Nike relatives à différentes disciplines et moments de la culture sportive. Plus précisément, les créations numériques de Nike sont des “wearables“, c’est-à-dire des vêtements et des accessoires destinés aux avatars des jeux vidéo et du metaverse. Sur dotSWHOOSH, il est donc possible d’acheter des tokens non fongibles Nike, mais le point fort du projet est la possibilité de créer ses propres NFT à l’effigie de Nike et de les mettre en vente tout en percevant des royalties. Avec .SWOOSH, Nike veut élargir sa définition du sport et donner naissance à une nouvelle génération de sportifs. La plateforme sera pleinement active et accessible à tous en 2023,inaugurée par une collection NFT créée avec la communauté. Et tout cela sera possible sur Polygon !

“L’écosystème de Polygon continue de se développer à un rythme passionnant, qu’il s’agisse de DeFi, de jeux, de NFT, de Branding, d’adoption Big Tech ou de toute autre chose”, tel a commenté Sandeep Nailwal, cofondateur de la blokchain MATIC à propos de cette collaboration. M. Nailwal a poursuivi en affirmant que ce type de nouvelles sur l’adoption des cryptos est le signe que des événements comme l’épilogue FTX n’auront pas d’impact à long terme sur le Web3.

Le projet dotSWOOSH a été mis de côté pendant quelques mois. En mai dernier, Nike a acheté un domaine NFT sur Ethereum Name Service : ” dotswoosh.eth ” pour 19,72 ETH (environ 35 000 $ à l’époque).

Les premiers NFT de Nike et la boutique numérique de Roblox

Lors du lancement de dotSWOOSH, l’équipe Nike a remercié les “amis et mentors” de RTFKT (prononcé “artefact”) pour leur soutien. L’aventure NFT de Nike a commencé il y a tout juste un an avec l’acquisition de RTFKT, une startup dédiée à la fabrication de wearables sous forme de tokens non fongibles. La première collection NFT de Nike avec RTFKT est “CryptoKicks”. Ces tokens représentent des baskets mint sur Ethereum. En 2021, Nike a également ouvert une boutique virtuelle sur le metaverse de Roblox. La boutique Nikeland a accueilli plus de 7 millions de visiteurs au cours de ses deux premiers mois.

Selon Vogue Business, Nike a jusqu’à présent gagné 185,3 millions de dollars avec ses produits Web3, dépassant ainsi ses concurrents directs dans le domaine des NFT : Adidas (11 millions de dollars) et Puma (1,3 million de dollars).

Le NFT des Birkenstocks de Steve Jobs a été vendu pour 200 000 $.

Steve Jobs, quant à lui, n’était pas du genre à porter des baskets, il préférait les sandales Birkenstock ! Apparemment, le cofondateur d’Apple avait un faible pour les chaussures allemandes, dont il admirait le caractère pratique et la fonctionnalité. Entre le 11 et le 13 novembre, une vente aux enchères a été organisée pour une paire de sandales portées par Steve Jobs ainsi que le mint du NFT correspondant sur Polygon.

La vente aux enchères organisée par Julien’s Auction a rapporté 218 750 dollars et l’acheteur anonyme (et chanceux ?) a emporté les Birkenstocks des années 1970 portant l’empreinte de Steve Jobs bien en évidence, ainsi que le NFT qui les représente numériquement dans leur intégralité et en garantit la propriété. Les Birkenstocks en question sont considérées comme précieuses car elles ont été portées par Jobs à des moments historiques de l’histoire d’Apple. Elles étaient également exposées au Salone del Mobile de Milan en 2017 et au siège de Birkenstock en Allemagne. Il semble que maintenant, tout est construit sur Polygon !

L’aéroport de Bangalore a son propre Metaverse

En collaboration avec Polygon, Amazon Web Service et Intel, l’aéroport de Bangalore en Inde a lancé son Metaverse : Metaport le 11 novembre.

Le metaverse de Polygon donne aux visiteurs de l’aéroport la possibilité de créer leur propre avatar, de visiter des expositions d’art numérique, de faire du shopping, d’organiser des réunions,d’interagir avec d’autres utilisateurs, et d’accéder à divers types de divertissement.

Qui a volé Sex.com ? Le domaine qui a conduit tout le monde en justice

Sex.com : le vol d'un domaine Internet d'une valeur de 14 millions de dollars

En 1995, l’un des domaines les plus chers de l’histoire de l’internet a été volé dans des circonstances mystérieuses. Voici l’histoire du vol de Sex.com !

Est-ce que tu t’attendais à du drame, du mystère et des chasseurs de primes dans les affaires d’un domaine Internet ? Les rapports du Web sont surprenants, surtout ceux du début de son histoire. Comme le domaine Crypto.com, Sex.com a été contesté par beaucoup. En jeu, des affaires judiciaires, des millions de dollars et une escroquerie épique. Si la blockchain avait été présente dans cette histoire et si Sex.com avait été un domaine NFT, les choses se seraient-elles passées différemment ?

Le vol mystérieux du domaine Sex.com

Cette histoire se déroule principalement dans un tribunal américain. D’un côté, nous trouvons Gary Kremen, un ingénieur et homme d’affaires qui, dans les années 1990, a eu l’intelligence d’enregistrer une série de domaines génériques tels que Jobs.com, Housing.com et Sex.com. De l’autre, Stephen Cohen, un fraudeur endurci, qui est devenu son pire ennemi. Kremen avait enregistré le domaine Sex.com en 1994, année où il a également fondé le site de rencontres en ligne Match.com.

Huit mois après l’enregistrement du domaine, l’ingénieur a reçu un message inhabituel l’informant que l’adresse électronique associée au domaine Sex.com avait été modifiée. Pour Kremen, cela était suspect et en vérifiant, il s’est rendu compte que les informations relatives à la propriété du domaine avaient été modifiées. En d’autres termes, Kremen n’était plus répertorié comme le propriétaire légitime de Sex.com. L’ingénieur a immédiatement appelé la ligne d’assistance répertoriée pour demander pourquoi son nom était remplacé par celui d’un inconnu. Au téléphone, il a trouvé la voix calme de Cohen lui disant “parce que le domaine n’est pas le vôtre”. À partir de là, pendant vingt ans, Kremen et Cohen vont jouer le jeu du chat et de la souris entre les Etats-Unis, le Mexique et le reste du monde.

La blockchain aurait-elle pu sauver le domaine Sex.com ?

Au départ, on ne savait pas très bien comment Cohen avait réussi à voler le nom de domaine Sex.com, qui valait déjà des millions de dollars à l’époque. Apparemment, Cohen a trompé Network Solutions, la société qui avait vendu le domaine à Kremen, en se faisant passer pour le nouveau propriétaire avec une lettre falsifiée. Une fois qu’il a obtenu le domaine, Cohen a commencé à gérer le site en vendant des publicités et en gagnant un demi-million de dollars par jour. Tout cela à une époque où il n’y avait pas de Google ou de moteurs de recherche, et où les gens surfaient sur Internet en utilisant directement les noms de domaine. Et sans surprise, le mot “sexe” a attiré de nombreux curieux. Les visiteurs quotidiens du site Sex.com ont atteint des chiffres records pour l’époque.

Le vol du domaine Sex.com se produirait-il avec la blockchain ? Contrairement aux domaines internet traditionnels gérés par des fournisseurs centralisés, la certification de la propriété des domaines NFT est enregistrée de manière immuable sur la blockchain et donc difficile à falsifier. Il n’aurait peut-être pas été aussi facile pour Cohen de voler Sex.com s’il s’agissait d’un domaine NFT. On ne peut pas envoyer des lettres à la blockchain et lui demander de modifier un smart contract. Comme pour tous les NFT, les informations du domaine NFT sont transparentes et certifient qu’elles sont uniques et en ta possession. Et n’importe qui, à tout moment, peut le vérifier. C’est pourquoi les domaines NFT sont utilisés pour protéger ton identité sur Internet

Chasse à l’homme au Mexique et Sex.com aujourd’hui

Après cinq ans de procédure, Kremen a gagné l’affaire et un précédent a été créé : les domaines sont en effet des biens, même intangibles, et peuvent donc être volés. En 2001, Sex.com a été restitué, et Cohen a été condamné à verser à Kremen 64 millions de dollars de dommages et intérêts pour le manque à gagner lié à l’utilisation du site. Voici la deuxième partie de l’incroyable histoire du domaine Sex.com. Cohen, pour ne pas rembourser Kremen, s’enfuit par la frontière vers Tijuana. L’ingénieur a ensuite placardé la ville mexicaine d’avis de recherche dignes d’un vieux film de western et a ainsi déclenché des chasseurs de primes qui sont restés sans succès. Kremen est toujours à la recherche de Cohen.

Entre-temps, en 2006, Kremen a mis aux enchères Sex.com, qui a été racheté par Escom pour 14 millions USD. Après seulement quatre ans, Escom a été contraint de vendre le domaine parce qu’il ne pouvait pas rembourser ses dettes et qu’il était sur le point d’être poursuivi pour insolvabilité (un autre voyage devant le tribunal). En 2010, Sex.com est passé aux mains de Clover Holdings pour 13 millions de dollars. Actuellement, le domaine est associé à un site pornographique sur lequel les utilisateurs peuvent télécharger et partager des fichiers.

L’histoire du domaine Internet Sex.com est essentielle pour comprendre pourquoi Internet a besoin de la blockchain. Sur Ethereum Name Service, une plateforme permettant d’acheter des domaines NFT sur Ethereum, le domaine NFT “Sex.eth” a été enregistré en 2019. Tandis que le “Sex.crypto” d’Unstoppable Domains en 2020 a été vendu pour 230 ETH (environ 90 000 dollars), ce qui en fait le domaine “.crypto” le plus cher à ce jour.

L’histoire va-t-elle se répéter ? Peut-être même que les domaines NFT avec le thème du “sexe” seront contestés, comme Sex.com, mais il y aura certainement la blockchain pour les soutenir avec tous ses avantages.

Binance et FTX : que se passe-t-il dans le monde des cryptos ?

Binance et FTX : Que se passe-t-il dans le monde des cryptos ?

L’affaire Binance et FTX expliquée point par point. Que se passe-t-il dans le monde des cryptos ? Comment la communauté réagit-elle ?

L’année 2022 s’avère être une année chargée pour le secteur des cryptos. Ces derniers jours, une succession d’événements s’est déroulée : la vente de tokens FTT par Binance et la nouvelle de la faillite de l’exchange FTX. Tout ça a choqué le marché, qui connaît actuellement d’importantes baisses. Dans cet article, nous te proposons un compte rendu de l’histoire dans tous ses passages et les réactions de la communauté. Que se passe-t-il dans le monde des cryptos ?

Qui est impliqué dans l’affaire ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, résumons qui sont les principaux acteurs impliqués :

  1. Binance : l’un des exchanges de cryptos centralisées les plus importantes et les plus utilisés, fondé en 2017 et basé dans les îles Caïmans ;
  2. Changpeng Zhao : PDG et fondateur de Binance, également connu sous le nom de CZ ;
  3. FTX : un autre exchange centralisé, né en 2019 et basé aux Bahamas. Son utility token est le FTT ;
  4. Sam Bankman-Fried : également désigné par les initiales SBF, fondateur de FTX et d’Alameda Research ;
  5. Alameda Research : une société de trading dont la PDG est Caroline Ellison. Alameda Research a été fondée par SBF et est aujourd’hui accusée d’être liée de manière peu transparente à FTX.

La relation entre Binance et FTX au fil des ans

Binance et FTX sont deux des principaux exchanges centralisés (CEX) qui se disputent la suprématie dans le secteur des cryptos. L’année dernière, ils ont généré à eux deux 30 % du volume total des échanges sur les CEX, soit 27,5 miliards de dollars. Binance et FTX n’ont pas toujours été des rivaux commerciaux, en fait les deux sociétés ont été très proches dans le passé. En 2019, Binance a été l’un des premiers soutiens et investisseurs de FTX, et le partenariat entre les deux exchanges s’est poursuivi jusqu’en 2021, lorsque FTX a racheté ses parts dans Binance pour 2,1 milliards de dollars, la majeure partie de cette somme ayant été réglée en tokens FTT.

Les moments cruciaux de la saga Binance vs FTX

Twitter est devenu la scène de tous les événements clés du monde de la crypto ; pour ne pas se perdre dans les memes, clarifions en suivant toutes les étapes de l’affaire Binance vs FTX.

• 6/11 : CZ annonce que Binance vendra tous ses tokens FTT.

Par un tweet sur son profil personnel, CZ a annoncé le 6 novembre qu’il allait vendre tous les tokens FTT détenus par Binance, en raison de “révélations récentes qui ont été mises en lumière”. À cette occasion, CZ a assuré que l’équipe de Binance essaierait de minimiser l’impact de cette transaction sur le marché (spoiler : le marché des crypto a sombré dans le chaos) et que la décision a été prise en tenant compte des erreurs commises par le passé avec LUNA, la crypto qui s’est effondrée en mai 2022. Le fondateur de Binance a également expliqué qu’il ne s’agissait en aucun cas d’une démarche visant à nuire à un concurrent.

Quelques heures après la publication de ce tweet, le prix du token FTT a chuté de plus de 10 %. La décision de CZ a jeté les utilisateurs dans la panique (tu as déjà entendu parler de FUD ?) et en 72 heures, plus de 6 milliards de dollars ont été retirés de FTX.

• Quelles sont les “révélations récemment apparues” dont parle CZ ?

Les “révélations” auxquelles CZ fait référence sont des rumeurs sur les difficultés financières de FTX et d’Alameda Research. Le 2 novembre, CoinDesk a publié un rapport sur l’état financier de FTX et d’Alameda Research. Le bilan d’Alameda a révélé que la société commerciale était “fortement” dépendante du jeton de la TTF, qu’elle utilise comme garantie. En d’autres termes, la bourse FTX serait impliquée à Alameda bien plus que ce que SBF a toujours prétendu. Pour CZ, cela s’est avéré problématique, car la leçon tirée de l’effondrement de Terra (LUNA) est la suivante : ne jamais utiliser comme garantie un jeton que l’on a soi-même créé. De manière générale, FTX et SBF ont été accusés de manquer de transparence.

Renforçant ces allégations, Reuters affirme que FTX a secrètement transféré 4 milliards de dollars à Alameda entre mai et juin.

6/11 : Caroline Ellison d’Alameda nie tout.

La directrice générale d’Alameda Research, Caroline Ellison, a réfuté les rumeurs qui circulent au sujet de la société commerciale, expliquant qu’Alameda possède également d’autres actifs que le jeton de la TTF. Ellison a également proposé à CZ qu’Alameda rachète les jetons FTT de Binance pour 22 dollars chacun. 

7/11 : Le démenti de SBF arrive aussi (maintenant disparu de Twitter)

Le 7 novembre, SBF a écrit sur Twitter que toutes les rumeurs étaient infondées : “un concurrent tente de nous attaquer avec de fausses rumeurs. Les actifs vont bien”. Le tweet a toutefois été supprimé.

8/11 : FTX bloque les retraits et la nouvelle de la reprise arrive.

Après le blocage des retraits sur la bourse FTX, la nouvelle d’un possible rachat par Binance est arrivée. CZ a déclaré que FTX avait demandé l’aide de Binance et que l’acquisition aurait pour objectif principal la protection des utilisateurs. Le fondateur de Binance a ensuite signé un accord non contraignant.

9/11 : Justin Sun au travail avec FTX

Le 9 novembre, Justin Sun, le fondateur de la blockchain Tron, a déclaré qu’il travaillait avec FTX pour trouver une solution et protéger les détenteurs de jetons Tron sur FTX.

10/11 : Binance fait marche arrière

À la suite de l’audit préalable de l‘entreprise et des dernières nouvelles concernant la mauvaise gestion des fonds des clients et les enquêtes présumées des agences américaines, nous avons décidé de ne pas poursuivre l’acquisition potentielle “, avec ces mots CZ a annoncé que Binance n’allait plus acquérir FTX. Dans une série de tweets, CZ a poursuivi en expliquant que l’échec de FTX est une défaite pour l’ensemble du secteur et que la réglementation des crypto est susceptible d’être de plus en plus agressive à partir de maintenant.

Le retrait de Binance fait soupçonner que la situation de FTX est plus critique que prévu. SBF est actuellement à la recherche de fonds.

Les effets secondaires de la crise du FTX

Le 10 novembre, le marché des crypto-monnaies a ouvert avec -16,1% pour BTC, -24,1% pour ETH et -43% pour SOL. L’incertitude de la situation se fait sentir. La crypto qui semble souffrir le plus de cette situation est SOL, la pièce de monnaie de Solana. Pourquoi SOL ? Le SBF a toujours été un partisan de Solana, devenant presque son “ambassadeur” officieux. Ces dernières années, SBF a soutenu Solana et a aidé le projet à se développer. Cette relation étroite a contribué à la baisse du prix du SOL. Anatoly Yakovenko, fondateur de Solana, a indiqué sur Twitter que Solana Labs n’avait pas de participation dans FTX.

Parmi les entreprises qui ont plutôt des relations avec FTX, on trouve la société de capital-risque Sequoia, qui a alerté ses actionnaires sur une exposition de 213,5 millions de dollars dans FTX, et Galaxy Digital avec 76,8 millions de dollars. Amber Group a déclaré avoir 10 % de ses fonds bloqués sur la bourse de la SBF, tandis que Crypto.com a 10 millions de dollars (un montant insignifiant selon le PDG Kris Marszalek). Kraken a déclaré avoir 9 000 jetons FTT mais n’est pas en contact avec Alameda.

La crise de FTX a principalement affecté la confiance des utilisateurs, nous voyons les problèmes soulevés par la communauté.

La réaction de la communauté cryptographique

Le premier sujet abordé par les acteurs du monde des cryptos est l’énorme pouvoir que CZ et Binance ont démontré avoir sur les marchés. Pour certains, c’est CZ qui a manigancé toute l’affaire ayant a conduit à l’effondrement de FTX, à commencer par les rumeurs d’insolvabilité. Au-delà, comme dans le cas d’Elon Musk et de Twitter, les actions de CZ ont influencé le marché. À ce propos, certains ont dépoussiéré la question du culte des personnalités dans le monde des cryptos, suggérant que ce qu’il faut, c’est une véritable décentralisation qui ne fasse pas que l’avenir de projects cryptos dépende de décisions d’ individus. N’est-ce pas la raison pour laquelle Satoshi Nakamoto a choisi de ne jamais révéler son identité ?

Sur le défi de la centralisation contre la décentralisation, Stani Kulechov d’Aave et Hayden Adams d’Uniswap se sont exprimés. Le premier a fait valoir que la seule réglementation pour les cryptos est la finance décentralisée elle-même.

Adams s’est également exprimé dans ce sens : “l’infrastructure financière de base, telle que la capacité d’échanger de la valeur, est trop importante pour être contrôlée par des entités centralisées corruptibles. C’est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles je travaille dans la DeFi et les exchanges décentralisés. “

Pour certains, l’effondrement de FTX a été l’occasion parfaite de réaffirmer la supériorité supposée des idéaux de la décentralisation. D’un autre côté, il y a ceux qui soulignent que ces idéaux semblent toujours faibles pour le moment. Même pour les dapps les plus établies, la sécurité reste un défi. Les exchanges centralisés restent pour l’instant le lien entre les utilisateurs, les cryptos et les systèmes traditionnels. Il appartient à ces derniers d’assurer la sécurité des utilisateurs par le biais de réglementations.

Une seule réglementation sur les cryptos pourrait-elle faire la différence ?

L’absence de règles claires et uniques pour tous les acteurs du secteur est une autre perspective à partir de laquelle il est possible d’examiner les événements récents. Brian Armstrong, PDG de Coinbase, a souligné que la crise de FTX est un symptôme de ce manque aux États-Unis. Un pays où les exchanges de cryptos fuient en raison de politiques oppressives, et qui se retrouvent paradoxalement à disposer de toutes les libertés une fois installés à l’étranger.

Du côté européen, Stefan Berger, membre de la commission économique du Parlement européen, a expliqué qu’avec le MiCA (Market in Crypto Assets) en place, un épisode comme la crise FTX n’aurait jamais eu lieu.

Entre-temps, dans un communiqué de presse du 10 novembre, le California Department of Financial Protection and Innovation a annoncé qu’il avait ouvert une enquête sur l’effondrement de l’exchange FTX.

Que se passe-t-il si Elon Musk introduit les cryptos sur Twitter ?

Les cryptos arrivent sur Twitter grâce à Elon Musk ?

Quel rôle les cryptos joueront-elles dans le nouveau Twitter d’Elon Musk ? Twitter va-t-il vraiment devenir un réseau social décentralisé ?

Twitter est la plateforme sur laquelle la communauté crypto est la plus présente et où sont abordés les principaux sujets du secteur. Avec plus de 300 millions d’utilisateurs actifs, c’est l’un des réseaux sociaux ayant le plus d’influence culturelle et politique. Depuis que le réseau social a un nouveau propriétaire, certains se demandent si les cryptos vont arriver sur Twitter grâce à Elon Musk. Les idées de l’entrepreneur sur l’avenir crypto de Twitter ne sont actuellement pas claires. C’est pourquoi certains commencent à se tourner vers des réseaux sociaux alternatifs et décentralisés.

L’histoire d’Elon Musk qui voulait (peut-être) acheter Twitter

Après des mois de va-et-vient et de rebondissements, Elon Musk a finalement acheté Twitter pour 44 milliards de dollars. Tout a commencé en avril 2022, lorsque Musk est devenu le premier actionnaire de Twitter avec une participation de 9,2 %. L’entrepreneur a d’abord voulu rejoindre le conseil d’administration, puis a proposé de racheter le réseau social à 54,20 dollars par action. Après avoir signé un accord contraignant, M. Musk a toutefois changé d’avis, se plaignant de la présence excessive de bots et de profils d’escrocs sur le réseau social. En juillet, Musk a annoncé qu’il allait racheter Twitter, car le réseau social avait entre-temps intenté un procès à l’entrepreneur pour l’obliger à respecter l’accord. Musk ne pouvait pas changer d’avis si facilement ! En octobre, l’accord a donc été finalisé.

Le 29 octobre, jour de la prise de contrôle officielle, les actions de Twitter ont clôturé en hausse de 0,3 % à 53,86 dollars et le vendredi suivant, Twitter a été radié de la Bourse de New York. Elon Musk est entré au siège du réseau social et la première chose qu’il a faite a été de licencier une partie des responsables et employés de Twitter

Après le rachat : les plans d’Elon Musk pour Twitter

Après avoir acheté Twitter et en être devenu le propriétaire, Elon Musk a partagé une série de tweets pour expliquer ses projets futurs. Il semblerait que Musk veuille créer une application “all-in-onequi ne soit pas seulement un réseau social, mais aussi une plateforme d’achat, de messagerie et de transfert d’argent.

Les changements discutés sont les suivants :

  1. Garantir une liberté de parole et d’expression maximale ;
  2. Lutter contre les profils frauduleux et éliminer les arnaques ;
  3. Examiner les politiques relatives aux publicités et aux annonceurs ;
  4. Monétiser les contenus pour favoriser les créateurs ;
  5. Établir un abonnement payant pour les comptes vérifiés à 8 $ par mois ;
  6. Permettre les paiements en Dogecoin.

Musk n’a pas encore annoncé de feuille de route précise, les innovations possibles pour le réseau social sont toutes esquissées dans des tweets et des déclarations. La communauté et les utilisateurs de Twitter ont commenté et posé des questions pendant des jours, et plusieurs controverses ont vu le jour. Celui qui ressort est la possible réhabilitation de comptes censurés comme celui de Donald Trump

Que se passe-t-il si les cryptos se retrouvent sur Twitter ?

Le rachat de Twitter par Elon Musk est-il une bonne chose pour le monde crypto ? Il y a des raisons de penser que la réponse est “oui”, mais les espoirs de voir un Twitter décentralisé sont assez faibles. On sait que dans le monde des cryptos, Elon Musk est capable de faire bouger les marchés, et son arrivée chez Twitter a fait exploser le cours du Dogecoin (DOGE). Après tout, ce n’est pas un mystère que Musk est un détenteur de DOGE et de BTC (par le biais de Tesla).

Le lien entre les cryptos, la blockchain et Twitter reste toutefois très vague. L’option la plus plausible est d’introduire les cryptos comme système de paiement et de consacrer des sections aux NFT. D’ailleurs, Twitter propose déjà une fonctionnalité pour les tokens non fongibles et l’utilisation des cryptos pourrait être facilitée par la collaboration avec Binance, qui a participé financièrement à l’acquisition. Sur les questions de monétisation du contenu, de propriété des données et de gouvernance, il n’y a toujours pas d’indications. C’est pourquoi beaucoup sont sceptiques quant à la possibilité que Twitter devienne un réseau social du Web3.

L’alternative décentralisée à Twitter : Mastodon

En apprenant la nouvelle du changement de propriétaire, de nombreux utilisateurs se sont tournés vers des solutions “sociales” moins centralisées. Dans les quatre jours qui ont suivi le rachat, 120 000 personnes se sont inscrites sur Mastodon, un réseau social décentralisé et open source (mais pas sur blockchain). Mastodon est né en 2016 de l’idée d’Eugen Rochko, déçu par les politiques de gestion des données et de sécurité de Facebook.

Mastodon est organisé en “listes” ou “groupes d’intérêt” auxquels il est possible de s’abonner,d’écrire et de lire des “toots” (l’équivalent des “tweets”). Ce réseau a une politique stricte en matière de propriété des données et affirme fièrement que “les données ne sont pas à vendre”. Rien sur Mastodon ne peut être décidé par des entreprises ou des annonceurs, toutes les décisions reviennent aux utilisateurs. Tout comme le contenu n’est pas déterminé par les algorithmes ou la publicité. À l’heure actuelle, Mastodon compte environ 4 millions d’utilisateurs. D’autres alternatives sociales décentralisées font leur chemin, mais la plus attendue est Bluesky. Le réseau social sur blockchain que prépare Jack Dorsey, le fondateur de Twitter.

Tokens Seigneur des Anneaux et nouveautés NFT pour octobre

NFT : La collection du Seigneur des Anneaux et les news d'octobre

Les news NFT d’octobre en 5 actus : le Seigneur des Anneaux, les Art Gobblers Reddit, la tendance des collections blue chip et le débat sur les royalties !

Que s’est-il passé sur le marché des NFT en octobre ? Parmi les nouvelles collections, on retrouve celle du Seigneur des Anneaux, très attendue par les fans ; ainsi que Art Gobblers, un projet sui generis de crypto-art. Les ventes record de NFT sont des collections blue chip, mais tout ce qui brille n’est pas de l’or… Les NFT de Reddit continuent leur conquête de l’industrie. Entre-temps, les fans de NFT sont en train de débattre : les royalties des NFT doivent-elles être versées aux artistes ?

Nouveau : NFT du Seigneur des Anneaux

Parmi les collections les plus intéressantes du mois dernier figure certainement celle des NFT du Seigneur des Anneaux. Warner Bros a sorti  10 999 NFT le 21 octobre, basés sur le premier chapitre de la saga inspirée de l’univers de J.R.R. Tolkien, The Fellowship of the Ring. La collection NFT fait partie du projet plus large “Warner Bros Movieverse” inauguré par le studio de cinéma pour créer des expériences Web3 et des objets numériques à collectionner pour les fans (par exemple, du contenu exclusif sur les coulisses ou l’exploration des plateaux en réalité augmentée). La collection a été construite sur la blockchain d’Eluvio, qui se décrit comme une “crypto content chain“. Les NFT du Seigneur des Anneaux sont sortis avec deux options d’achat différentes :

  1. La “Mystery Edition” : pour un coût de 30 $ (payable en fiat ou en cryptos), on peut obtenir soit un NFT représentant le paysage de la Comté (commun), de Fondcombe (peu commun) ou des Mines de la Moria (rare). Ils sont minted et attribués de manière aléatoire. L’achat d’un de ces tokens te donne accès à la version étendue 4K du film, à huit heures de contenus spéciaux et de commentaires, à des images et à des collectibles à thème. À l’heure où nous écrivons ces lignes, 5 230 sont encore disponibles ;
  2. L’ “Epic Edition” : pour un coût de 100 dollars, il était possible d’acheter un NFT représentant l’un des paysages de la Mystery Edition ou de surprendre les autres avec un contenu spécial supplémentaire. Les 999 NFT du Seigneur des Anneaux ‘Epic Edition’ sont actuellement épuisés.

Outre les droits du Seigneur des Anneaux, Warner Bros. possède ceux de la saga Harry Potter, des héros DC, de Scooby Doo et des classiques de Hanna-Barbera. Mais il semblerait que le prochain univers littéraire à entrer dans le Movieverse de Warner Bros sera celui du Trône de fer, puisque les NFT de Game of Thrones ont été annoncés il y a quelques heures en collaboration avec les Nifty’s du marché. La collection intitulée “Game of Thrones : Build Your Kingdom” sortira en décembre 2022.

La meilleure collection du mois est celle du créateur de Rick et Morty

Bien que les NFT du Seigneur des Anneaux aient connu un réel succès auprès des fans, la collection de tokens qui a vraiment explosé en octobre est celle des Art Gobblers, créée par le créateur de Rick and Morty, Justin Roiland, et Paradigm, un fonds de capital-risque à thème crypto bien connu. Art Gobblers NFT a été lancé le 31 octobre sur Ethereum et a levé, en quatre jours seulement, plus de 45 millions de dollars (13 millions de dollars rien que dans les deux premières heures suivant le lancement). Quelle est la particularité de cette collection ?

Le projet Art Gobblers est une “usine d’art décentralisée” appartenant à des extraterrestres, mais c’est une autre histoire. À l’aide d’un outil de dessin disponible directement sur le site, chacun peut créer des illustrations ou des motifs qui sont ensuite combinés de manière aléatoire pour générer des NFT uniques. Les Art Gobblers, ou “gobeurs d’art”, sont appelés ainsi parce qu’ils incorporent et exposent les œuvres des artistes directement dans leur estomac. Les NFT sont créés sans intervention humaine, Art Gobblers est un projet d’art génératif. Art Gobblers sera composé de 10 000 pièces, les 2 000 premiers tokens non fongibles de la collection ont été minted le 31 octobre. Les 8 000 restants peuvent être créés directement par les artistes en payant une commission en tokens GOO, propriétaire du projet. L’un des plus rares Art Gobblers, numéro 9949, a été acheté pour 21,5 ETH (environ 33 mille dollars).

Les NFT de Reddit font entrer 3 millions de personnes dans le monde des cryptos

Les premiers NFT de Reddit ont été lancés en juillet sous la forme d’avatars à utiliser sur la plateforme. Le 21 octobre, la “deuxième génération” d’avatars est sortie en quelque 40 000 exemplaires, tous vendus en une seule journée pour un prix compris entre 10 et 100 dollars (bien que le plus cher ait été acheté pour 40 000 dollars). Le tweet de Mihailo Bjelic, cofondateur de Polygon, la blockchain sur laquelle les NFT de Reddit ont été développés, montre l’impact économique de la collection. Mais ce n’est pas seulement pour les chiffres de vente que ces tokens ont attiré l’attention. Les NFT de Reddit ont apparemment fait entrer 3 millions d’utilisateurs dans le monde des cryptos sans avoir jamais utilisé les mots ” NFT ” ou ” cryptomonnaie ” (et ” blockchain ” une seule fois). Cela a attiré des millions d’utilisateurs peu familiers avec les cryptos mais intrigués par une initiative utile et curieuse pour les utilisateurs de Reddit. La campagne de communication et de promotion de ces NFT s’est déroulée sous le terme de “digital collectibles“, en effet selon le PDG de Reddit Steve Huffman, les termes relatifs à la crypto auraient semé la confusion.

Les collections de valeurs sûres sont toujours présentes dans les classements mais leurs valeur ne sont plus les mêmes

Les collections qui ont enregistré les plus fortes ventes en octobre sont évidemment les blue chip  que nous connaissons bien, comme les CryptoPunks et le Bored Ape Yacht Club. Voici les ventes les plus importantes qui ont été réalisées :

  • CryptoPunks #924 pour 737,160 $ ;
  • CryptoPunks #9476 pour 487,830 $ ;
  • Fidenza #783 pour 471,150 $. 

Cependant, les plus grands gagnants de l’espace NFT sont aussi les plus grands “perdants”. Sur DappRadar, on peut voir, bien que ces collections soient les plus précieuses, que leur valeur a chuté de façon spectaculaire en l’espace d’un an. Par exemple, le CryptoPunks #5822 acheté précédemment pour 23,58 millions de dollars ne vaut maintenant “que” 2,64 millions de dollars. Ou encore le Bored Ape #8817, vendu pour 3,4 millions de dollars par la maison d’enchères Sotheby’s, dont la valeur marchande est maintenant de 805 043 dollars.

Les Marketplaces et les artistes NFT se disputent les royalties

Le monde des NFT en octobre a également été touché par le débat sur les royalties pour les tokens non fongibles. Par “royalties“, on entend le pourcentage d’une vente qui revient à l’artiste ou à l’auteur d’une œuvre. Au début du mois, Magic Eden, la marketplace NFT sur Solana, a décidé de ne pas rendre obligatoire le paiement de royalties par les acheteurs, dans le but d’attirer davantage de collectionneurs. Récemment, cette stratégie a également été adoptée par la marketplace LooksRare. Pour certains, les royalties sont indispensables pour soutenir le travail des artistes et constituent la base de l’économie des créateurs. Tandis que pour d’autres, les redevances sont devenues un simple moyen d’enrichir les propriétaires de grandes collections.

Cette dernière thèse est confirmée par le rapport de Galaxi Digital, qui montre que les créateurs de collections sur Ethereum ont jusqu’à présent gagné 1,8 milliard de dollars grâce aux royalties provenant des ventes secondaires sur les marketplaces telles qu’Opensea. Sur ce chiffre, 20 % sont entre les mains de dix collections seulement, les 80 % restants étant répartis entre 482 projets. En tête de liste des royalties perçues, on trouve Yuga Labs, avec 147 millions de dollars. N’oublie pas que seules les royalties sont prises en compte, ce qui exclut donc le coût des NFT eux-mêmes.

Magic Eden, malgré la controverse suscitée par sa décision et le mécontentement des crypto-artistes, a enregistré 300 000 nouveaux traders en octobre.

Tourisme dans le metaverse : un séjour en Italie avec Monuverse

Le metaverse de Monuverse : tourisme et patrimoine avec les NFT

Le metaverse de Monuverse promet de valoriser le patrimoine culturel par le biais des NFT. Comment la blockchain peut-elle favoriser le tourisme ?

Cela fait un an que Facebook s’est transformé en Meta et que le mot “metaverse” a fait parler de lui. Depuis, tous les projets centralisés, tels que Roblox, ou décentralisés (les plus populaires étant Decentraland et The Sandbox) qui connectent virtuellement des personnes de toutes les parties du monde ont gagné en popularité. Ce phénomène s’est probablement accéléré en vue de ce qui a été vécu pendant la pandémie COVID-19. Mais que peut-on faire dans le metaverse aujourd’hui ? Les différentes plateformes proposent des services et des expériences de toutes sortes, des jeux vidéo play-to-earn, des concerts, des défilés de mode et des expositions d’art. De nombreux projets, tels que l’initiative italienne Monuverse, ont montré que le metaverse se prête à l’amélioration du secteur des arts et du tourisme.

Blockchain pour le tourisme et le patrimoine culturel : cas d’utilisation

Le metaverse crypto, avec sa technologie basée sur la blockchain, promet d’améliorer de nombreux aspects de notre vie quotidienne. Si l’on considère le tourisme et le monde de l’art, les NFT et le metaverse sont déjà utilisés à différents niveaux. Les tokens non fongibles sont par exemple exploités comme format de vente de billets pour des événements et des expositions. Le metaverse permet ainsi aux gens de visiter des musées et des sites archéologiques directement depuis chez eux. Les crypto-metaverses dans le style de Decentraland accueillent des reconstitutions de monuments et des expositions d’art numérique comme dans le cas de la Decentraland Art Week. En général, la blockchain est utilisée par les opérateurs touristiques pour construire des plateformes de réservation de vacances cryptos, de suivi des données et d’organisation de programmes de fidélité. Les œuvres d’art NFT sont également utilisées comme outil pour financer la reconstruction ou la préservation de monuments historiques, comme dans le cas du Meta History Museum of War ukrainien ou du metaverse Monuverse, 

Dans le metaverse, l’art et les monuments sont illimités.

Du point de vue du public, des touristes, des amateurs d’art et des collectionneurs, le metaverse est arrivé pour améliorer leur expérience en la rendant sans frontières. Les musées numériques s’adressent véritablement à tous. Reconstruire un monument dans le metaverse, c’est rendre les œuvres d’art plus accessibles, tant sur le plan économique que géographique, comme ça devrait toujours être le cas selon le concept de biens publics. L’expérience dans le metaverse, sans remplacer un voyage dans le monde réel, peut être l’occasion de découvrir une œuvre d’art d’un point de vue inhabituel en plus d’être gratuit, accessible depuis chez soi et écologiquement durable. Avec la blockchain, le tourisme devient inconditionnel et illimité car les sites d’intérêt sont toujours disponibles à tout moment. Les touristes numériques pourront donc découvrir le monde depuis le confort de leur salon, où qu’ils se trouvent. L’expérience numérique ne peut que compléter celle du tourisme hors ligne.

Le metaverse de Monuverse : proche de la culture avec les NFT

Monuverse, le projet de crypto-art soutenu par Reasoned Art, s’inscrit dans ce paysage. Monuverse construit une réalité virtuelle (accessible avec Oculus) pour héberger tous les monuments les plus importants du monde au format NFT, les rendant ainsi visitables par tous. Le metaverse de Monuverse deviendra un environnement de référence pour les touristes numériques, les artistes, les créateurs et les marques en accueillant des événements de promotion culturelle. Les monuments de ce metaverse seront ensuite transformés en NFT à collectionner. Le premier monument choisi par Monuverse est l’Arc de la Paix de Milan, construit en 1807 sous le règne de Napoléon comme entrée de la route principale qui reliait la capitale lombarde à Paris. Concernant son cas, Monuverse a accepté de donner un pourcentage des ventes de NFT à la Soprintendenza dei Beni Culturali di Milano pour la conservation et la restauration du monument. 

Les NFT de l’Arche de la Paix sont des exemples du style d’art génératif, et ils seront minted (en jargon crypto, créés et enregistrés sur la blockchain) le 11 novembre en 7 777 exemplaires avec différentes raretés. Les propriétaires de ces NFT, par leur achat, contribueront directement à la conservation de l’Arche de la Paix  et pourront avoir une voix dans la décision de la prochaine œuvre de ce metaverse.

Crypto.com : l’histoire d’un domaine Internet valant des millions de dollars

L'histoire de la vente d'un du domaine crypto.com

L’histoire de la vente à des millions de dollars du domaine Internet Crypto.com montre l’importance d’avoir un nom reconnaissable sur le web !

Pour ceux d’entre nous qui utilisent l’internet au quotidien, le rôle décisif des domaines internet peut passer inaperçu. Entre la fin des années 1990 et le début du nouveau millénaire, les domaines ont fait l’objet d’une véritable spéculation. Mais, même à une époque plus récente, la vente de certaines adresses a atteint des chiffres astronomiques. C’est le cas du domaine Crypto.com, enregistré dans les années 1990 et revendu pour des millions de dollars en 2018. L’histoire de la vente à valant des millions de dollars du domaine Internet Crypto.com donne matière à réflexion sur l’importance de l’identité sur le Web !

Tu ne savais peut-être pas que “Crypto.com” n’est pas le nom original du célèbre exchange centralisé de cryptos. L’entreprise, fondée à Hong Kong en 2016 par Bobby Bao, Gary Or, Kris Marszalek et Rafael Melo, est née sous le nom de “Monaco”. Quelques années plus tard seulement, en 2018, l‘exchange a été rebaptisé “Crypto.com”, grâce à l’achat des droits du domaine internet du même nom. L’entreprise a dépensé une énorme somme d’argent pour obtenir ce domaine, tout en se battant avec l’ancien propriétaire qui a refusé toute offre pendant de nombreuses années. Donc finalement, pour quelle somme ont-ils acheté Crypto.com ? La négociation est toujours restée secrète, mais le montant estimé se situe entre 5 et 10 millions de dollars.

Qui était le propriétaire du domaine Internet Crypto.com ?

Le premier propriétaire du domaine Crypto.com était Matt Blaze, professeur et chercheur en cryptographie à l’université de Pennsylvanie, qui l’avait enregistré en 1993 au début de sa carrière universitaire. Blaze avait déposé le domaine gratuitement à l’époque, car ce n’est qu’en 1995 que l’organisation qui gère le système de noms de domaine (DNS) a décidé de monétiser l’enregistrement des domaines. Blaze utilisait le domaine Crypto.com comme adresse de son blog personnel sur le thème de la cryptographie, dans lequel il partageait des ressources et tentait de dissiper le mythe selon lequel la cryptographie est un business pour les criminels. Dès 2000, une société dénommée “Crypto.Com, Inc”, spécialisée dans les services de communication cryptée, a fait une première proposition d’achat du domaine appartenant à Blaze. Mais ce n’est qu’avec le boom des cryptomonnaies, vers 2016, que Blaze a été inondé d’offres pour Crypto.com. Le professeur n’a toutefois jamais eu l’intention de céder son précieux domaine, déclarant publiquement et à plusieurs reprises que Crypto.com n’était pas à vendre.

Crypto.com : un domaine Internet précieux (pour de nombreuses raisons)

Tout au long de son histoire, Crypto.com s’est révélé être un domaine précieux car il est unique et capable de communiquer une identité précise, celle du monde des cryptomonnaies. Toute personne qui l’utilise sera immédiatement associée au secteur qu’elle représente.

Le domaine Crypto.com était si convoité qu’un acheteur potentiel s’est présenté au bureau de Blaze à l’université, suppliant le professeur d’accepter son offre.

Mais pourquoi Blaze s’est si fortement opposé à la vente du domaine Crypto.com ? Une fois encore, la question de l’identité revient. En résumé, Blaze a fait valoir que le domaine devait faire référence à un projet de cryptographie et non de cryptomonnaies, puisque la signification originale de “crypto” se rapporte au premier domaine sémantique. Blaze a critiqué l’utilisation du terme “crypto” pour désigner les cryptomonnaies ; “crypto” est à l’origine une abréviation de “cryptographie” et non de “cryptomonnaie”. Le professeur n’a pas voulu alimenter l’association de la cryptographie avec les cryptomonnaies, qu’il a personnellement toujours considérées avec suspicion et sans grand rapport avec la cryptographie.

À l’appui de cette thèse, Lorenzo Franceschi-Bicchierai, un journaliste spécialisé dans le piratage informatique et la cybersécurité, s’est également exprimé en 2017. Franceschi-Bicchierai a montré comment, sur Google News ou selon les vocabulaires, “crypto” faisait référence à la cryptographie : “pense, par exemple, à l’expression “crypto wars” (“Guerres cryptographiques”), qui fait référence aux efforts des gouvernements (à l’origine les États-Unis) pour saper et ralentir l’adoption de systèmes de communication inviolables”. La contribution du journaliste comprend également une déclaration d’Emin Gün Sirer (qui n’avait pas encore fondé Avalanche) dans laquelle il explique que, dans les dans le domaines des cryptomonnaies, la cryptographie est un élément “accessoire” et que la véritable innovation est l’utilisation des blockchains comme mécanismes de consensus et systèmes distribués.

C’était le cas en 2017, aujourd’hui la situation est définitivement inversée. Le langage a évolué et rechercher “crypto” sur Google signifie tomber sur du contenu et des informations exclusivement liés au monde du Bitcoin&Co. Aujourd’hui, dans les dictionnaires, le premier sens est ” abréviation de cryptomonnaie “, seul le second est ” relatif à la cryptographie “.

La vente d’un million de dollars du domaine Crypto.com

Mais soudainement, en 2018, Blaze écrit sur son blog : ” au cours des dernières années, j’ai reçu une série croissante d’offres, dont beaucoup n’étaient évidemment pas sérieuses, mais dont certaines attiraient franchement l’attention, pour le domaine Crypto.com “. J’ai ignoré la plupart d’entre eux, mais il est devenu de plus en plus évident que conserver le domaine avait de moins en moins de sens pour moi. Au début de l’année, j’ai entamé des discussions confidentielles avec des acheteurs potentiels sérieux. Le mois dernier, j’ai conclu un accord pour vendre le domaine.

Le cryptographe Blaze avait en fait vendu le domaine Crypto.com à l’exchange de cryptomonnaies Monaco pour quelques millions de dollars. Après l’achat, l’ancienne société “Monaco” a mis en œuvre l’opération de rebranding pour devenir “Crypto.com”, comme nous le connaissons maintenant. Le cas de Crypto.com n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de l’importance que peut revêtir un nom de domaine dans l’identité d’une marque. Être reconnaissable sur l’internet, avec le nom le plus approprié, devient une affaire (de millions de dollars). Les actions de cet exchange de Hong Kong ont fait en sorte que sa marque soit directement identifiée à son produit, la crypto.

De nombreux autres domaines à thème cryptographique ont connu une histoire similaire à celle de Crypto.com et sont passés entre les mains d’entreprises du secteur. Parmi ces domaines Internet figurent Tokens.com, vendu pour 500 000 dollars, Cryptoworld.com pour 195 000 dollars, Eth.com pour 2 millions de dollars et Bitcoinwallet.com pour 250 000 dollars.

A quoi sert le KYC ? La vérification d’identité expliquée simplement

KYC : Qu'est-ce que c'est, comment ça marche et à quoi ça sert ?

Qu’est-ce que le KYC, comment ça fonctionne et à quoi ça sert ? La vérification d’identité sur Young Platform

Tu as déjà entendu parler de l’expression “Know Your Customer” ? Littéralement, cela signifie “connaitre son client” et c’est un ensemble de procédures qui permet à Young Platform de connaître ses utilisateurs et de se conformer ainsi aux obligations légales. Le Know Your Customer, souvent appelé KYC, n’est rien d’autre qu’un processus d’identification et de diligence raisonnable utilisé par les banques, les intermédiaires financiers ou les exchanges de cryptos pour certifier que les utilisateurs qui s’inscrivent soient bien des personnes physiques. Grâce à ce processus, il est également possible de détecter les comportements anormaux et d’éviter ainsi les activités illégales potentielles telles que le blanchiment d’argent ou le financement du terrorisme. Le KYC s’effectue en remplissant un questionnaire directement dans l’appli et en saisissant certaines informations comme l’adresse résidentielle, le numéro de sécurité sociale et une pièce d’identité. 

Les procédures KYC doivent être effectuées en tant qu’exigence légale (selon le décret législatif italien 231/2007 tel que modifié) et sont obligatoires dans les services liés à la finance numérique, qu’ils soient centralisés ou non. Nous sommes ici pour t’expliquer comment le KYC fonctionne sur Young Platform, comment il est effectué et pourquoi il est si important !

Quel est l’objectif du KYC sur Young Platform ?

La vérification de l’identité est essentielle pour activer ton profil sur Young Platform, afin de pouvoir commencer à utiliser tous les services de l’exchange : de l’achat et de la vente de cryptomonnaies à l’acquisition d’un wallet. Grâce à la procédure de vérification de l’identité, Young Platform te garantit, ainsi qu’à tous les autres utilisateurs, une expérience sécurisée et conforme à toutes les réglementations italiennes. Grâce à la vérification d’identité, tu te protèges, ainsi que ton entreprise, contre les tentatives de fraude en ligne et de blanchiment d’argent. Le KYC est l’outil le plus efficace dont disposent les exchanges de cryptos et les institutions financières pour défendre leurs utilisateurs contre les crimes financiers.

La vérification de l’identité sur Young Platform : 5 étapes en 5 minutes

Concrètement, le KYC sur Young Platform consiste en une simple saisie de données. Au cours de la procédure, il te sera demandé de communiquer et de confirmer :

  • ton adresse résidentielle ;
  • l’adresse de ton domicile ;
  • ta date de naissance et nationalité ;
  • l’origine des fonds que tu as l’intention d’utiliser sur Young Platform ;
  • la validité de ta pièce d’identité.

Tu peux lire notre politique en détail en cliquant ici.

La vérification de l’identité est rapide et s’effectue grâce au logiciel d’Onfido, un leader mondial de la gestion de la vérification de l’identité basée sur l’intelligence artificielle.

La vérification de l’identité a lieu sur l’application Young Platform (ou sur la plateforme web) sous Utilisateur > Compte > Niveaux de compte > Niveau 1.

Il faut penser à avoir à portée de main une pièce d’identité (carte d’identité, passeport ou permis de conduire) ainsi que l’appareil photo de ton téléphone portable. Suis maintenant ces 5 étapes pour terminer la vérification en 5 minutes :

1.    Saisis ton nom et ton prénom

Saisis ton nom et ton prénom tels qu’ils figurent sur ta pièce d’identité. Si tu as un nom et/ou un prénom composé, saisis les deux. Tes données personnelles doivent être complètes ! Lors de la vérification, il est important que ton prénom et ton nom de famille correspondent à la photo figurant sur le document qui te sera demandé.

2.    Saisis les détails de ta pièce d’identité

Tu peux utiliser ta carte d’identité, ton passeport ou ton permis de conduire comme document. Assure-toi que le document est valide et qu’il n’est pas endommagé ou décoloré.

3.    Sélectionne l’objectif pour lequel tu as l’intention d’utiliser Young Platform.

4. Photographie ta pièce d’identité

Télécharge une photo pour le recto et une pour le verso de ton document. La photographie doit capturer l’intégralité du document, en veillant à ne pas couper les bords ! Les photos doivent être en couleur, nettes et bien centrées. Pour une photo impeccable, choisis un environnement bien éclairé.

5. Prends un selfie

C’est à ton tour de poser derrière la caméra. Prends un selfie de ton visage en gardant ta main immobile, et ne porte aucun accessoire. Oublie les lunettes, les chapeaux et tout ce qui peut cacher ton visage.

Tu n’as pas pu compléter la vérification d’identité ? Voici les erreurs les plus courantes

Après avoir suivi ces 5 étapes, ta procédure sera finalisée automatiquement en 5 minutes environ. Si ça prend plus de temps que prévu, c’est parce que le système Onfido ne parvient pas à faire correspondre ton selfie à ta photo d’identité ou parce que certaines données sont illisibles. Ne t’inquiète pas, des contrôles manuels sont effectués et prennent entre deux et cinq jours ouvrables. Tu pourras utiliser ton compte très prochainement.

Si la procédure n’aboutit pas, même avec une vérification manuelle, tu recevras un e-mail d’avertissement indiquant l’une des raisons suivantes. Voici en détail les erreurs que tu pourrais rencontrer :

  1. Utilisateur déjà actif avec un autre compte : dans ce cas, le nom que tu as saisi dans la procédure est déjà enregistré. Sur Young Platform, chaque personne ne peut s’inscrire qu’une seule fois.
  2. Je vous prie d’utiliser un autre document  : le document que tu as choisi est expiré ou non valide.
  3. La photo du document est invalide  : la photo de ton document est de mauvaise qualité. Essaye à nouveau en suivant les étapes expliquées ci-dessus !
  4. La photo du visage est invalide : ton visage n’est pas clairement visible sur le selfie que tu as pris ou ne peut être associé à la photo d’identité que tu as téléchargée.

Infos complémentaires : qui sont les personnes politiquement exposées ?

Au cours du processus de collecte des données, il te sera demandé d’indiquer si tu es ou si tu as des liens étroits avec une personne politiquement exposée (PPE). Cette catégorie comprend toutes les personnes qui exercent actuellement une fonction publique ou qui ont cessé d’exercer depuis moins d’un an. Nous parlons donc non seulement des députés, des sénateurs ou des membres des partis politiques, mais aussi d’autres catégories dont tu peux trouver la liste complète en cliquant sur ce lien. Tu es également tenu de faire une déclaration si tu es un membre de la famille d’une personne politiquement exposée, c’est-à-dire un parent, un conjoint ou si tu as des liens étroits avec eux.

Pourquoi ces informations sont-elles importantes ? Encore une fois, c’est la loi qui parle ! Préciser si tu es une PPE est une forme supplémentaire de protection contre l’exposition aux risques de criminalité financière ou de blanchiment d’argent. Si tu déclares être un PEP ou un membre de la famille d’un PEP, notre équipe te contactera pour plus de détails.

Maintenant que tu sais ce qu’est le KYC sur Young Platform, comment ça fonctionne et à quoi ça sert, tu te demandes peut-être : est-il sûr de partager mes documents en ligne ?

La réponse est : oui, si tu le fais consciemment. Avant de diffuser tes données sur une plateforme ou un service en ligne, vérifie sa fiabilité. Un premier indice de sérieux et de sécurité est la présence de documents juridiques indiquant les procédures adoptées pour le KYC et celles pour le traitement des données personnelles. Tu peux trouver les documents juridiques relatifs à Young Platform ici.

Les données que tu partages avec Young Platform sont traitées conformément à l’avis de confidentialité et de protection des données. A bien noter que l’objectif de la procédure de vérification de l’identité, conformément aux règlements (UE) 2016/979 et (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil et à la législation nationale pertinente, est considéré comme étant d’intérêt public.